Wednesday, October 18, 2017

L’autre chine

L’autre chine 
L’article ci dessous présente la question de l’identité de la ville de Shanghai.
L’auteur , l’historienne Marie-Claire Bergère critique la position de géographe Rhoads Murphey décrivant la ville comme « une tête de pont de l’occident mais sans influence sur la Chine moderne . » 
En effet celle ci tend à qualifier Shanghai à la fois comme «  ville monde »  ouverte et une ville chinoise liée au continent . Dans cette ville à plusieurs atouts l’auteur ce demande comment va évoluer cette greffe occidentale à partir du moment où la montée du nationalisme chinois , la guerre et la révolution font progressivement reculer  puis disparaître la présence étrangère ?  Elle se range du côté de fairbank qui voit la ville comme une base chino-étrangère , un condominium. 
Ainsi la montée du nationalisme dans une ville cosmopolite écarte toute éventualité d’un retour aux sources . À son apogée 1919/1927  Shanghai effectue 41% du commerce extérieur chinois .
Il y’a un essor important du commerce et de l’industrie .
 Explosion démographique la ville passe de 1 million d’habitants en 1910 à 2,5 en 1920 . Un accroissement important de la population provenant très majoritairement de Chine continentale . Les étrangers représentent une infime minorité dans la ville ( aux alentours de 20000 milles personnes) .
Néanmoins avec la prise de pouvoir des communistes la ville est discréditée . 
Rupture entre la Chine continentale de la tradition et Shanghai ouverte et libérale.
Le gouvernement estime que l’empreinte occidentale la défigurée . 
Shanghai doit redevenir une ville «  comme les autres » .  
Les villes ouvertes en général sont blâmées à la fois par les nationalistes car trop «  étrangères » et par les communistes car trop «  capitalistes »:  l’importation de produits étrangers dans ces ports aurait ruiné l’artisanat local .
Un lien est fait entre misère dans les campagnes et l’essor des ports ouverts.
Shanghai et l’ensemble des ports ouverts seraient une menace capitaliste et étrangère .
Cependant l’état utilise ses outils et s’accapare ses compétences ( savoirs , innovations , chercheurs et savoir-faire..) .
L’auteur veut nuancer l’apport des étrangers à la ville en démontrant qu’elle est aussi chinoise :  1- grande essor des industries chinoises en pleine période de dépression mondiale ( 1920-1922)
2- résistance des entreprises de la ville à la crise exogène. 
3- une ville à la population à 99% d’ethnie chinoise.
Il y’a aussi un effet de propagation du rayonnement des ports ouverts avec une diffusion de l’industrialisation dans leurs périphéries.
Ainsi on voit une intégration de ces ports à l’échelle régionale et pas uniquement une confrontation entre Occident  et Chine .
C’est selon l’auteur la fondation d’une tradition moderne chinoise avec un développement à la fois national et porté sur le monde  .
Rupture avec le Sino-centrisme de l’empire du milieu et avec les pratiques d’un état rural bureaucratique . 
Ainsi pour Marie-Claire Bergère Shanghai n’est pas une «  fausse chine » que l’on pourrait opposée à la «  Vraie Chine » , la chine continentale. 

Elle voit ainsi la ville , comme le stipule le titre , comme une «  autre chine »  .

Tuesday, October 17, 2017

Prostitution et Vox literati à Shangaï avant la Première guerre mondiale, C. Henriot

Cet article traite de la prostitution à Shangaï aux XIXe-XXe siècles. Il s’inscrit dans le courant de l’histoire des genres et a été publié dans la revue Clio. L’auteur s’interroge sur la façon dont est vécue la prostitution en Chine et notamment sa prise de conscience par la société. Il souhaite voir s’il y a le même phénomène qu’en Europe à la même époque.

Pour cela, l’auteur va s’appuyer sur deux sources principales : les écrits des élites lettrées (qui représentent à l’époque l’opinion car ce sont leurs discours qui déteignent sur la vision de la société), et sur la presse qui apparaît à cette époque (ensemble fragmentaire).

Les élites lettrées évoquent les courtisanes (haute prostitution car ce sont elles qu’ils fréquentent. Elles sont bien vues, évoquées avec des métaphores et sans parler de leurs souffrances ou presque. C’est une tradition de brosser les portraits de courtisanes célèbres. On a une image biaisée et enjolivée. Les catégories inférieures de la prostitution sont méprisées et mal vues comme étant la prostitution du peuple (mépris du peuple).

Dans la presse, la prostitution n’est pas le centre d’un véritable débat. Elle est évoquée dans des articles de faits divers et dans les missives des lecteurs (qui se révèlent souvent être des lettrés). On y évoque les moyens d’éliminer la prostitution. Toutefois, ces moyens sont peu applicables en vrai car la prostitution est mal comprise.

Elle est rapidement perçue comme un problème (vols, appât du gain, perversion d’autres femmes ; maladies vénériennes…) opposé au mariage, à la famille, à la stabilité sociale. Il y a un risque de ruine physique, morale et financière de l’individu. Cela est notamment lié au racolage sur la voie publique des liuji (prostituées « mobiles ») vues comme un désordre moral et social. Cette vision très négative s’explique par un accroissement de la prostitution à la fin du XIXe siècle (notamment dans les Concessions) qui engendre de nouveaux problèmes et un envahissement de ce qui était considéré comme l’espace publique par les prostituées. Les courtisanes ne sont plus les seules visibles et souffrent de cette prostitution.

Il existe aussi quelques portraits nuançant le tout (ancienne prostituée remboursant un marchand, prostitué faisant passer ses sentiments après l’intérêt d’un fonctionnaire en le poussant à partir…). On voit aussi un début de prise de conscience du phénomène (les prostituées souffrent, elles sont à plaindre).


Au final, l’image des prostituées dont les courtisanes ne fait que se dégrader durant le XXe siècle. On a un renversement de la vision des choses, le beau monde rêvé des courtisanes cédant place au monde malsain et violent d’une prostitution en plein développement.

Note critique - Evernote

Evernote est un logiciel informatique dédié à la prise de notes. Conçu dans le but de permettre un arrangement optimal de l'information, il sert principalement de traitement de texte basique mais ayant l’avantage de pouvoir classer et ranger les « notes ». Il possède en effet un système de « carnet de notes » permettant de ranger les notes créées. On peut aussi ajouter des étiquettes aux notes, afin d’effectuer une recherche par mots-clés, permettant donc un doublement classement très appréciable.

En plus de tout cela, Evernote possède d’autres fonctionnalités très intéressantes. Synchroniser son compte se révèle un atout précieux pour pouvoir utiliser Evernote sur n’importe quel ordinateur. On peut aussi envoyer des notes par mail en utilisant l’adresse mail fournie par Evernote. Une extension permet à Evernote de récupérer directement des données sur internet, en prenant par exemple une capture d’écran ou tout ou partie d’un article. Là encore le logiciel est d’autant plus intéressant qu’il s’adapte aux nouvelles recherches qui sont de plus en plus numériques.


Il est clair qu’Evernote est un atout non négligeable pour tout ce qui est travail de recherche. Son système de classification à la fois simple et complet couplé à toutes ses fonctionnalités auxiliaires assure une organisation optimale de la prise de notes. On peut toutefois regretter que le logiciel ne permette pas une plus grande flexibilité au niveau des carnets de notes, n’autorisant que trois échelles (un carnet de notes, un sous-carnet et des notes). A ce niveau, Zotero était par exemple plus efficace. Mais à part ce petit bémol, il n’y a pas grand-chose à reprocher à Evernote. La prise et le classement des notes s’en retrouvent grandement optimisé grâce à ce logiciel, et il est clair qu’il est utile pour un mémoire de master.

Note critique: Evernote

Note critique - Evernote


La prostitution à Shanghai


Le résumé
L'auteur s'interroge sur la représentation des prostituées dans la littérature shanghaiaise à la fin du XIXème siècle. Il prend appui sur différentes sources, les écrits des mandarins, la presse...

La visée : 
Il compare les types de discours entre l'Europe et la Chine afin d'en trouver les similitudes et les divergences. L'article permet de réfléchir à une autre manière de concevoir la prostitution autre que celle de nos sociétés occidentales.

L'argumentaire
On voit très clairement dans cet article la vision divergente sur la question de la prostitution entre la Chine et l'Europe. Alors que les sociétés occidentales rejettent et récriminent tout type de prostitution, la Chine a une posture plus mitigée. En effet les lettrés ont tendance à valoriser les courtisanes dans leurs poèmes souvent laudatifs. 
Mais il y a une subtilité, une distinction nette entre la prostitution "de bas étage" associée au peuple et les "courtisanes". De plus cette représentation de la femme vendant ses services évolue avec le temps et notamment grâce à l'émergence de la presse importée d'Occident (apportant aussi ses valeurs et la création d'une nouvelle génération de lettrés et d'intellectuels formés par les valeurs occidentales et empreinte de modernité. La presse adopte une approche plus "réelle" de la prostitution en s'intéressant à la violence, au poids de l'argent, aux heures de travail... Cette approche favorise les critiques notamment du lien qu'elle entretiendrait avec la criminalité et la maltraitance des femmes... De ce fait certains imaginent des solutions pour contrer le phénomène en apportant des "réponses" notamment en condamnant les trafiquants d'humains, en rachetant les prostituées ... Influencée par la presse la nouvelle génération d'intellectuels s'appuie sur les histoires des prostituées pour illustrer les malheurs du temps ainsi que la décadence du pays.

L'inclinaison de l'auteur
L'auteur s'intéresse donc à l'histoire des représentations se focalisant sur les discours de la prostitution en s'appuyant sur les romans, les coupures de journaux, les poèmes, les lettres. Cette histoire s'inscrit plus particulièrement dans l'histoire du genre et des représentations de l'autre sexe.  Elle parle aussi de l'histoire des marges. La prostitution est un débat très épineux car la prostitution est encore un sujet assez tabou dans l'espace publique.

Aller plus loin

Cependant il manque à mon avis un passage sur la prostitution masculine, comment celle-ci est perçue, s’il y a un discours différent ? Concernant les femmes, y a t-il une corrélation entre la représentation positive de la courtisane et son âge, diffère t-elle si elle est vieille ou très jeune. 

Petite note critique d'Evernote

Pas de fausses notes avec Evernote 

Evernote est un logiciel permettant de classer et d’organiser ses notes dans le but de rédiger un travail scientifique. Il assure un gain de temps considérable en ce qui concerne l’organisation rédactionnelle. En effet, les nombreuses informations accumulées lors de lectures d’ouvrages, de revues ou de sources risquent, si elles ne sont pas triées, d’accroître la probabilité du hors sujet ou de ne pas répondre à la problématique. Ainsi, le système de note (papier ou virtuel) permet un premier tri des informations. Dans le cas des notes virtuelles, Evernote en simplifie l’accès grâce à un système de mots-clefs (un ou plusieurs pour chaque note) et de dossiers. De plus, des documents Word, Excel ou des captures d’écrans peuvent être associés à chacune des notes afin d’en faciliter la compréhension.

Avec ce logiciel, les notes sont désormais numériques et non plus manuscrites. De ce fait, l’information est beaucoup plus malléable qu’en version papier. Evernote fait coïncider la nécessité d’écrire des notes dans l’instant présent afin de se remémorer des lectures, des suppositions ou des interprétations sur les sources, avec l’exigence d’organiser son travail par une vision d’ensemble de ces écrits. L’utilisation des notes papiers, au contraire, peut  entraîner des oublis, des répétitions ou des erreurs d’appréhension dus à la méconnaissance de certains faits (contexte, phénomène local ou global, mauvaise transposition par exemple) lors de la première prise de note. Il semble donc plus facile de se tromper lors de la phase de rédaction. La réponse à la question formulée dans le mémoire devant être logique et organisée, la prise de note virtuelle supplante donc celle au format papier.


Evernote est ainsi un vrai atout dans l’organisation de son travail scientifique. Outre la possibilité d’écrire des notes, de réaliser un premier tri des informations et de créer des arguments ou des éléments permettant de résoudre une problématique historique, la facilité de l’interface permet une organisation méthodique des informations (suppression des doublons, fusion des notes, ajout de pièces jointes…) que le format papier ne permet pas.

Note critique d'Evernote

Evernote est une application disponible sur tous types d'appareils ce qui permet une synchronisation facile avec nos différents appareils. Elle permet non seulement de prendre des notes dès que l'on en a besoin, mais aussi de récupérer du contenu audio, vidéo, image etc...Et de la lier à notre note. Elle permet aussi d'organiser nos notes selon divers thèmes que nous avons créé auparavant, appelé « carnet de note ». Nous pouvons créer autant de carnet de note que l'on veut mais cela est déconseillé si l'on ne veut pas se perdre dans le tourbillon de nos notes malgré l'organisation facilement exécutable que l'application propose. En effet l'on peut attribuer des mots-clefs à nos notes et les dupliquer dans plusieurs carnets. Le fait de dupliquer la note crée juste un lien et non un nouveau document, cela ne prend donc pas de place supplémentaire.
L'application se montre plus écologique que le papier car elle conserve les données directement sur des serveurs externes et par la même occasion permet de nous faire gagner du temps, de corriger nos erreurs en effacant directement ou en insérant, ce que le papier ne permet guère de faire. La prise de note peut être variée : soit de manière classique en tapant sur le clavier, ou bien en écrivant directement avec son doigt (sur les appareils disposant d'un écran tactile bien évidemment), ou bien encore en dictant son texte.
Cependant cette application est comme Zotero dans le sens où, nous ne pouvons pas conserver des montagnes de données gratuitement. Il faut dans ce cas là, prendre la version payante.
La prise en main de l'application semble assez simple à première vue, mais il existe une infinité de fonctions, comme la possibilité de créer une alarme sur la note pour se rappeler qu'il y a quelque chose à faire. Cependant, certaines fonctions ne sont pas faciles à prendre en mains, comme récupérer les données sur le web par exemple. Et bien qu'ayant suivi la vidéo explicative, je ne parviens pas encore à la maîtriser.